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Les Jeux olympiques 2024 à Paris
Un risque de grève pendant les Jeux olympiques à Paris ? Les déclarations de plusieurs responsables syndicaux ces dernières semaines laissent entendre qu'une telle mobilisation pourrait se produire durant la période de la compétition, prévue du 26 juillet au 11 août prochain. De quoi inquiéter le président du comité d'organisation des JO 2024, Tony Estanguet. Ce dernier a ainsi imploré les organisations représentantes des salariés de mettre en place une "trêve" sociale pendant cette période afin de "ne pas gâcher la fête".
La CGT a été le premier syndicat à dégainer les menaces de grève en vue des Jeux olympiques. Jeudi, sa secrétaire générale, Sophie Binet, a confirmé que l'organisation déposerait début avril des préavis de grève dans les fonctions publique d'État, territoriale et hospitalière, qui regroupent donc l'ensemble des fonctionnaires. Ils couvriront les dates des Jeux olympiques. "Ça fait des mois qu’on répète la même chose et que tout le monde s’en fiche, a-t-elle affirmé, sur franceinfo. Ça commence à être très fatigant." La numéro 1 de la CGT souhaite que les Jeux "soient préparés d'un point de vue social".
Si ces mouvements de grève sont envisagés par la CGT, le syndicat Force ouvrière pourrait également suivre la mobilisation. Sans faire explicitement référence à l'événement planétaire, Frédéric Souillot, le chef de file de Force ouvrière, le troisième syndicat français, précise que la confédération allait lancer un appel à la grève du 19 mars jusqu'au... 8 septembre. Là encore, ce laps de temps inclut la période des Jeux olympiques et paralympiques. Dans son courrier, il déplore des "conditions en perpétuelle dégradation" lors des missions effectuées par les fonctionnaires au quotidien pour justifier ce choix.
Au centre des interrogations, selon la CGT et FO ? L'avancée des négociations sociales dans plusieurs secteurs, engagées depuis maintenant plusieurs mois. "C'est incroyable, a commenté Pascal Lagrue, négociateur FO membre de la charte sociale aux JO, selon des propos rapportés par l'AFP. On a un gouvernement qui n'arrête pas de valoriser cet évènement mondial et dans le même temps, on a un silence radio pour négocier." Plusieurs secteurs, notamment l'hôtellerie-restauration ou les transports, continuent en effet de faire face à des incertitudes sur le plan social. À la RATP, un préavis de grève a déjà été déposé par la CGT jusqu'au mois de septembre pour réclamer entre autres de meilleures conditions salariales.
De son côté, la CFDT, refuse pour le moment d'instiller l'idée d'une grève durant les JO parmi ses adhérents. "À ce stade, c'est non", a coupé court ce vendredi Marylise Léon, la secrétaire générale de l'organisation réformiste. "Pour la CFDT, il n'y a aucune envie de gâcher ce moment festif des Jeux olympiques, a-t-elle justifié sur France 2. Donc raison de plus pour que les employeurs soient au rendez-vous et fassent des efforts dans le cadre des négociations qui sont ouvertes." Une déclaration toutefois nuancée, Marylise Léon appelant "les deux parties" à "faire des efforts".
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D'autres organisations pourraient-elles suivre ? Contactées, la CFE-CGC et la CFTC n'ont pour le moment pas donné suite à nos sollicitations. Le secrétaire fédéral de SUD-Rail, Julien Troccaz, a pour sa part promis jeudi que son syndicat sur BFMTV " ne s'interdira rien" pour mener d'éventuelles protestations à la SNCF pendant les JO.
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